C’est pas trop la fête des hyménoptères en ce moment, mais il y en a qui ont quand même trouvé un bon plan comme ce bourdon des prés.
Perché sur une fleur de deutzia, un superbe arbuste de la famille des hydrangeacées, celui-ci semble avoir fait le plein.
Deutzia, inflorescence
Le deutzia est souvent utilisée dans les haies, ses feuilles sont opposées lancéolées. ses fleurs rose tendre sont disposées en panicules, elle disposent de 5 pétales réguliers.
L’Heliconia est certainement un des plus lourds végétaux que l’on ose mettre dans un bouquet. Il a la taille d’un sceptre avec sa tige robuste et le développement spectaculaire de ses bractées. On les appelle parfois balisiers ce qui résume bien l’impact visuel qu’ils doivent opérer en forêt. La famille botanique des Heliconiacées dépend de l’ordre des Zingiberales ou on va retrouver les bananiers les cannas ou encore le gingembre.
Pour réussir un bouquet avec un Heliconia, on y ajoute généralement d’autres fleurs exotiques robustes et quelques feuilles trés larges comme de la Monstera. Avec ce végétal difficile d’échapper à un arrangement contemporain on est généralement dans une structure composée d’éléments verticaux et de plans horizontaux.
Il est nécessaire de lier le tout avec une solide accroche de Raphia.
A éviter comme bouquet de mariée, ce bouquet se place dans un énorme vase ou il va donner tout son potentiel.
On ne voit pas toujours les fleurs protégées par ces superbes bractées colorées et comme cette plante nécessite une climat trés humide et chaud on ne sait pas bien à quoi ressemble la fructification (c’était mon cas).
Voici donc l’illustration de ce que cela donne avec un Heliconia collinsiana (ci-dessous). L’infrutescence retombe ce qui le rend encore plus spectaculaire.
Le Raphia est un produit bien connu de tous ceux et celles qui font du scrapbooking.
On voit bien que c’est une fibre végétale sèche. Elle se fend facilement par le milieu mais reste très résistante à la torsion.
Cette propriété est un indice qui nous rapproche des Monocotylédones, plantes à fleurs dont la fibre des feuilles forme un réseau de lignes parallèles.
Le raphia est plus précisément un palmier de la famille des Arécacées et originaire d’Afrique de l’ouest.
Ses feuilles sont très longues et se prêtent à des tressages en tout genres on dit que certaines font plus de 20 mètres.
Prendre en photo la floraison de ce palmier est très compliquée, d’une part la localisation tropicale. Ensuite cela se passe en hauteur et enfin la floraison ne se produit qu’une fois dans la vie du Raphia elle marque le déclin de l’arbre.
Concrètement les hampes pendent depuis la cyme, elle ressemblent de loin à des défenses de Mammouth.
le Raphia est monoïque, on trouvera les fleurs mâles au bout des divisions de l’inflorescence alors que les fleurs femelles se trouvent plus avant.
Fleurs et fruits de Raphia
Le processus de floraison dure plusieurs années, des fruits à écailles apparaissent progressivement, ils ressemblent à des pommes de pin, sauf que la géométrie est complètement inversée par rapport à l’axe de la tige (il pousse vers le bas mais les écailles restent pointées vers le ciel). C’est une baie qui ne comporte qu’une graine, la comparaison avec la pomme de pin est donc très relative.
Le fruit est très robuste, ce qui lui permet de longs voyages à partir de la mangrove. Le mien a été séché avec son inflorescence puis commercialisé, c’est de cette manière que j’ai pu prendre cette photo sans jouer aux explorateurs intrépides.
Vous trouverez des informations très intéressantes sur cet étrange palmier sur ce site :
Voici le petit bricolage du jour : Réaliser une feuille de palmier avec du papier peint.
Ce n’est pas vraiment un origami vu qu’il faut utiliser une paire de ciseaux, mais à part cela la fabrication y ressemble beaucoup.
Précisons le tout de suite, ce pliage/découpage prend environ 3 heures pour une palme longue de 50 cm.
La forme de cette palme s’obtient en faisant un « accordéon » avec du papier peint, il faut deux plis pour obtenir un lobe.
Pour un « Trachycarpus fortunei » (en photo) il faudrait environ 30 lobes / 60 plis. Ici le montage est plus simple avec 11 lobes / 22 plis.
La découpe se fait à 20cm du bord droit en faisant une diagonale vers le bord gauche opposé. La paire de ciseaux est plus adaptée qu’un massicot si l’épaisseur du papier rend instable la pile.
L’utilisation du papier peint permet d’avoir une consistance proche d’une feuille naturelle, il peut être lavable et même disposer d’une couleur proche des feuilles d’Arécacées. Merci à Thierry pour le choix du papier.
Si vous souhaitez réaliser un palmier complet il faudra reprendre ce pliage une quinzaine de fois, réaliser autant de pétioles et faire le tronc avec du carton :
Troncs de Trachycarpus fortunei
Fruits du Brahea edulis
Autre idée de décoration : Mettre différentes feuilles sous cadre, l’avantage c’est que la couleur du papier ne bouge pas avec le temps.
Mon petit journal graphique
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